samedi 29 septembre 2012

Poste ferroviaire sur la ligne MULHOUSE - SELESTAT après 1945

Après la guerre 1939-45, la poste ferroviaire française met des mois à se réorganiser en Alsace.

Les premières oblitérations de convoyeurs connues datent de l’été 1947. Au début des années 50 est mis en service en service postal (convoyeur) sur la ligne MULHOUSE - SELESTAT.

Quatre oblitérations sont connues :




La plus ancienne (connue uniquement durant les années 50) est l’empreinte d’un timbre métallique avec libellé "SELESTAT A MULHOUSE"

Comme dans le reste de la France, les cachets métalliques sont remplacés par des cachets en plastique à partir de 1961 :






Les cachets en plastique se distinguent de celui en métal par l’espace entre le "T" de SELESTAT et le "M" de MULHOUSE, beaucoup plus important.

Durant les années 60, il existe un cachet "MULHOUSE A SELESTAT" et un second pour le trajet inverse "SELESTAT A MULHOUSE".

A partir de 1966, les cachets ondulés sont en principe remplacés par des timbres à date circulaires.

Cette mesure ne sera mise en œuvre que très progressivement ; en effet, les cachets de convoyeurs ondulés ont encore été utilisés sur la ligne MULHOUSE - SELESTAT durant l’été 1968.



Timbre à date circulaire "SELESTAT A MULHOUSE" du 17 mars 1972


samedi 15 septembre 2012

Le certificat de remise

Le certificat de remise est une attestation de remise d'une lettre à son destinataire. Appelé également acte de signification, il est signé par le facteur qui certifie avoir remis l'objet de correspondance à son destinataire. 

Contrairement à l'envoi en recommandé avec accusé de réception, ce système permet de forcer le destinataire à accepter l'envoi.

Le certificat de remise est une spécificité de l'Alsace-Lorraine, un service mis en place par l'administration postale allemande durant l’annexion de 1870-1918, sous le nom de "Postzustellungsurkunde".

Le système sera maintenu en 1919 dans les trois départements libérés et cette particularité subsistera jusqu'en 1979.

Le système est utilisé par les tribunaux, les notaires et les huissiers de justice.

Lorsqu'il s'agit d’un tribunal, le certificat de remise est retourné à l'expéditeur en franchise postale par abonnement. Dans les autres cas, l'affranchissement est à la charge de l'expéditeur.



Certificat de remise avec timbre à date de Colmar du 07 août 1911 retourné à un notaire à Rouffach.



Lettre avec certificat de remise (mention imprimée "Hierbei ein Formular zur Zustellungsurkunde", soit "Ci-joint un formulaire de certificat de remise") expédiée par un notaire colmarien le 30 mai 1912, affranchie à 40 pfennig.

Le calcul du port est le suivant :

- Port aller de l’enveloppe (Colmar - Neuf-Brisach) : 10 pf
- Port retour du certificat de remise (Neuf-Brisach - Colmar) : 10 pf
- Frais de remise : 20 pf


samedi 8 septembre 2012

Le grainetier "FABRE" sème à tout vent au fil du temps

Créée en 1860, l'entreprise FABRE de Metz est spécialisée dans le négoce de graines. Ce marchand et ses successeurs ont utilisé la Poste pour expédier leurs commandes.

Voici trois bulletins d'expédition de colis envoyés sous trois régimes politiques différents.



Bulletin d'un colis daté du 28 mai 1912, à destination d’Arlon (Belgique). Affranchissement seul sur colis à 80 pf.

L'étiquette d’expédition du colis ne comporte aucune mention concernant le grainetier mais mentionne le n° 5612, précisant la case d'appartenance des bureaux de Metz sur la grille de taxation des colis.

Cachet « METZ / * 3 (BHF) g » de type 148.




Bulletin d'expédition d’un colis de 8 kg, du 26 janvier 1932 à destination de Volloré (Puy de Dôme). La Semeuse (emblème français et image correspondant parfaitement à la raison sociale de l'entreprise) a fait son apparition sur le bulletin.

L'étiquette d’origine mentionne « Fabre graines » et comporte le numéro « 11 » correspondant à la grille de taxation française.

Cachet « METZ - 3 / MOSELLE / M ».




Bulletin d’expédition d’un colis en contre-remboursement du 10 mai 1943 à destination de Merlebach.

L'étiquette d'origine mentionne « Fabre-Samen-Metz » et retrouve le n° 5612.

Cachet « METZ 3 / GEBÜHR BEZAHLT / a » (port payé) laissant supposer le dépôt de nombreux colis par le grainetier.



samedi 1 septembre 2012

Un épisode de la guerre de 1939-1945 à Mulhouse

A la fin de l’année 1944, alors que Mulhouse était toujours exposée au tir de l'artillerie allemande positionnée au nord et à l'est de la ville et que la vie devenait de plus en plus difficile pour les civils privés d'eau, de gaz, d'électricité, manquant de charbon et mal approvisionnés, la Croix-Rouge française et la Ville négocièrent, avec la Croix-Rouge suisse et sa section de secours aux enfants, un accord d'après lequel les enfants mulhousiens âgés de 4 à 14 ans seront provisoirement hébergés en Suisse par des familles helvétiques.

Comme les lignes ferroviaires étaient encore impraticables, le transport s'effectua à l’aide des camions de la Croix-Rouge et de l'Entraide Française jusqu'à la frontière. Les enfants des quartiers Drouot et Wolf, les plus menacés, partirent les premiers le 04 janvier 1945 par un temps froid sur des routes enneigés et verglacées.

Ce n’est que le 12 avril 1945, alors que tout danger était écarté, que les jeunes Mulhousiens rentrèrent chez eux, à raison de 300 par jour, chargés de cadeaux dus à la générosité de leurs hôtes. Des camions militaires les cherchèrent à Bâle et les jeunes furent rendus à leurs familles à l'École Centrale, devant l'église Sainte-Marie.




Carte imprimée au nom de la "Schweiz. Rotes Kreuz Kinderhilfe" (Croix-Rouge suisse / Secours aux enfants) écrite par un enfant le 24 mars 1945 réfugié en Suisse à sa famille à Mulhouse.

La carte n'ayant pas été affranchie, elle a été taxée à l'arrivée à 1,50 Fr au bureau de Mulhouse-Dornach (marque linéaire sur 2 lignes).

Cachet circulaire de la Croix-Rouge Française de Mulhouse + petit cachet rond en bleu "S.T.D 10"