30 juin 2012

Le catalogue des timbres à date d'Alsace-Lorraine (1870-1918)

Après plus de cinq années de travail, la SPAL vous présente ce nouveau catalogue qui recense toutes les oblitérations au sens large du terme, soit : 

- les marques manuscrites et les marques au tampon de 1870/1871,

- les timbres à date de 1870 à 1918 et jusqu'à la mise en service du matériel français, quelques fois jusqu'en 1922.



751 bureaux ou agences postales sont répertoriés : 192 dans le Haut-Rhin, 269 dans le Bas-Rhin et 290 en Lorraine.

Le catalogue recense 2.234 oblitérations qui se répartissent ainsi : 539 dans le Haut-Rhin, 810 dans le Bas-Rhin et 885 en Lorraine.

D'un format A4, ce catalogue se compose de 226 pages.

23 juin 2012

Le timbre à date provisoire sans département de Logelbach réutilisé en 1940

Le timbre à date « LOGELBACH » sans mention de département a été mis en service durant le premier trimestre 1919. Il a été relevé jusqu’en mai 1921.

Ce timbre à date a curieusement été réutilisé en août 1940 durant une quinzaine de jours, lors de la réouverture du bureau de poste par l’occupant allemand.

La première date signalée est le 13 août 1940, avant même la mise en jour des timbres-poste d’occupation. La dernière date est le 2 septembre 1940.

Des cas similaires sont signalés dans le Haut-Rhin : à KRUTH (timbre à date hexagonal d’agence postal) et à MUNSTER (timbre à date circulaire de bureau de recette).



Oblitération du 13.8.40 (première date connue sous l’occupation) sur timbre fiscal français de 60 cts apposé sur une enveloppe de service servant au décompte et à la facturation par la Poste des communications téléphoniques pour la période comprise entre le 15 mai et le 15 juin 1940 (cette enveloppe est restée bloquée au bureau de poste pendant deux mois suite à l’interruption du trafic postal consécutive à l’invasion allemande mi-mai 1940).



Oblitération du 2 septembre 1940 (dernière date connue) sur lettre pour Strasbourg affranchie avec un timbre d’occupation de 12 pfennig.


14 juin 2012

Un bloc de timbres sur le retable d'Issenheim

A l'occasion du 500ème anniversaire du début de la réalisation du retable d'Issenheim, La Poste va émettre un bloc-feuillet de trois timbres représentant des sculptures de Nicolas de Haguenau qui sont insérées dans la caisse du retable.




La vente anticipée de ce bloc sera assurée par deux bureaux temporaires, dotés d'un timbre à date grand format illustré avec mention "1er JOUR", du vendredi 15 au dimanche 17 juin 2012, de 09h00 à 17h00 :

- au Musée d'Unterlinden de COLMAR,



- au Couvent des Antonins à ISSENHEIM



Les associations philatéliques colmariennes proposeront aux visiteurs et aux collectionneurs différents souvenirs à l'occasion de ce premier jour d'émission : voir le blog de l'Amicale Philatélique et Marcophile Colmarienne.



Photographie Dernières Nouvelles d'Alsace (09 juin 2012)


9 juin 2012

Les marques postales des bureaux de distribution dans le Haut-Rhin (1819-1830)

A partir de 1819, les bureaux de distribution sont fournis par l’administration des Postes en marques linéaires comprenant :

- le numéro du département (66 pour le Haut-Rhin),

- l’indication de la localité en lettres italiques (dites « cursives »),

- en-dessous, en lettres majuscules, le bureau de direction de rattachement.

En 1830, l’administration donne l’ordre de limer le nom du bureau de rattachement.

Lorsque le port est payé par l’expéditeur, le bureau de rattachement appose sa marque linéaire de port payé.



Marque linéaire "66   /  Munster  /  COLMAR"



Marque linéaire "66  /  Thann  / CERNAY"


On connaît plusieurs cas de bureaux de distribution ayant changé de bureau de rattachement au fil des années.

Ainsi (voir reproduction ci-dessous), Wesserling est rattaché successivement au bureau de Cernay (1818-1825) puis à celui de Thann (1824-1825).



Lettre de Wesserling, avec bureau de rattachement "THANN" dans la marque postale du bureau de distribution et marque postale de port payé du bureau de rattachement de CERNAY. Lequel est le bon ... ?


Source : Etude III de la SPAL (33 pages) d’Edmond GUTEKUNST


2 juin 2012

Les timbres de boites rurales encore utilisées après 1872 dans la vallée de Kaysersberg

Lettres-timbres rurales ont été théoriquement créées en 1830, lors de l’installation des boites rurales dans l’ensemble des communes de France. Ces timbres n’apparaissent toutefois sur les correspondances déposées dans ces boites qu’à partir de 1835.

Lorsque le cachet est de forme ronde il s’agit d’un timbre de boite rurale, lorsqu’il est de forme carrée, c’est un timbre de boite urbaine.

Ces cachets seront utilisés jusqu’à l’occupation allemande de 1870. Après la réouverture des bureaux de poste par les prussiens, fin 1870, ces marques postales deviennent rares en Alsace-Lorraine.

Dans le Haut-Rhin, il semblerait que seuls deux bureaux du fond de la vallée de Kaysersberg aient continué à faire apposer les lettres-timbres sur le courrier : ORBEY (Urbeis) et LAPOUTROIE (Schnierlach).

Cette pratique a encore été relevée en 1875 comme le montre le pli ci-dessous.



 Lettre du 25 mars 1875 oblitérée à Lapoutroie avec lettre-timbre « B » de la boite rurale du Bonhomme.



Lettre de Lapoutroie du 27 décembre 1873 avec lettre-timbre « A » de la boite urbaine de Lapoutroie.



Lettre du 2 mai 1873 avec lettre-timbre « A » de la boire rurale de Labaroche, avec oblitération d’Orbey.


26 mai 2012

Enveloppe réponse à une publicité - 1 pf

A compter du 1er avril 1938 (en Allemagne), il était possible d'affranchir à 1 pf les cartes réponse à une publicité. Il s'agissait de publicités non adressées.

L'expéditeur de la publicité payait, pour chaque document retourné, le port de la pièce correspondante majoré d'un pf pour un imprimé, de deux pf pour une carte postale et trois pf pour une lettre, ce qui donnait 3 + 1 pf pour chaque imprimé retourné, 6 + 2 pf pour une carte postale et 12 + 3 pf pour une lettre. Ce n'était pas cher.

La plupart des expéditeurs étaient des organisateurs de loterie, qui affranchissaient au préalable les imprimés-réponse avec un timbre à 1 pf, pour inciter les destinataires à renvoyer le document.

A l’arrivée, il suffisait de payer 2 pf pour le port manquant + 1 pf de taxe spéciale, soit 3 pf.

Le tout avait un coût de 4 pf au lieu de 4,5 pf pour un document non affranchi (3 pf + 50 %).

La plupart du temps les documents n'ont que le timbre-poste à 1 pf, la taxe ne figure pas sur l’imprimé. En effet, on comptait les documents et on facturait le total à l’auteur de la publicité.

Nous avons recensé les deux cas (avec et sans taxe).

Le 28 février 1943, le système a été suspendu pendant la durée de la guerre.



Enveloppe réponse du 21 août 1941 de Vernéville (Wernheim) à la loterie d’état « Pasquay » à Metz. La carte a été taxée 3 pf en rouge.

5 mai 2012

Le Stalag XII-F en Moselle

Le Stalag XII-F a été créé officiellement le 15 novembre 1940. Jusqu'en mars 1941, ce camp de prisonniers de guerre était situé à Sarrebourg puis il a été transféré à Forbach.

Les prisonniers étaient répartis dans une multitude de commandos de travail, affectés à des travaux agricoles, miniers, de voirie, etc.

Le camp comptait jusqu’à 78.500 prisonniers de guerre en septembre 1944 ; ceux-ci étaient principalement d'origine française, russe, italienne polonaise ou serbe.

De nombreux types de formulaires de correspondances ont été utilisés : cartes et lettres, avec mentions pré-imprimés dans différentes langues.

La totalité du courrier expédié et reçu par les prisonniers était soumis à la censure postale, matérialisée par un cachet de censure, dont on connaît plus de 80 modèles, de formes et couleurs variées.


Pour en savoir plus : « Les camps de prisonniers de guerre alliés en Moselle 1940-1944 » édité par la SPAL en 2007 (186 pages)



Formulaire de correspondance adressé à un prisonnier de guerre serbe avec cachet de censure "Geprüft-Stalag XII F  Nr. 12a" (11/08/1943)



Verso du formulaire avec nom du camp
pré-imprimé "M-Stammlager XII F"



Intérieur du formulaire


28 avril 2012

Les timbres de la Libération en Alsace (1944-1945)

Des émissions dites de la Libération sont connues à Colmar (février 1945), Haguenau et Saverne (décembre 1944).




Aucune de ces émissions n'a été officiellement reconnue par la poste, et de toute façon l'interruption du trafic postal (carte postales jusqu’au 18 mars et lettres jusqu'au 5 mai), n'aurait pas permis au courrier affranchi avec ces figurines d’être acheminé.




Il s'agit donc, dans tous les cas, de souvenirs philatéliques.

Une étude détaillée sur l'émission de Saverne a été publiée par la SPAL en 2000.



21 avril 2012

La poste ferroviaire sur la ligne Mulhouse - Wesserling (1868-1870)

De 1868 à 1870, la poste ferroviaire était présente sur la ligne Mulhouse - Wesserling - Mulhouse.

A chaque arrêt, du courrier pouvait être pris en charge. Un timbre à date circulaire ondulé spécifique à chaque station était apposé par le postier (appelé courrier-convoyeur) qui voyageait dans le train.

Il n'avait toutefois pas le droit d'oblitérer le timbre-poste : cette opération était réalisée après débarquement du courrier.




On comptait neuf stations sur la ligne MULHOUSE - WESSERLING : Mulhouse, Dornach, Lutterbach, Cernay, Thann, Bischwiller, Willer, Saint-Amarin et Wesserling.

Le timbre à date porte en son centre l'abréviation de la ligne : "MULH W." dans un sens, "W. MULH" dans l’autre sens. Il y avait quatre convois aller et retour quotidiens.



Pli avec oblitération gros chiffre 2578 de Mulhouse
et timbre à date de Willer



Pli avec oblitération gros chiffre 2578 de Mulhouse
et timbre à date de Lutterbach



Pli avec oblitération gros chiffre 3926 de Thann
et timbre à date de Wesserling


14 avril 2012

Les taxes au tampon façon manuscrite à Wesserling

Les plis en port dû (c’est-à-dire dont le port est payé par le destinataire) portent au recto le montant du port. Cela était réalisé de façon manuscrite dans la grande majorité des cas.

Avec le développement du trafic postal, certains directeurs ont fait fabriquer des timbres pour taxer les lettres, afin de gagner du temps.

Ce fut notamment le cas à Wesserling, dont le bureau disposait à priori d'une gamme complète de timbres.


Pour en savoir plus : étude n° X et X suite B de la SPAL



26 décembre 1843 : taxe 4 décimes



13 avril 1835 : taxe 6 décimes (lettre dite pesante)