dimanche 30 août 2015

Exposition-bourse sur la Grande Guerre et assemblée générale à Dorlisheim

La SPAL organise les 12 et 13 septembre 2015, conjointement avec l'Amicale philatélique de Dorlisheim et environs et le Club philatélique et cartophile de Truchtersheim, une exposition-bourse sur le thème de "La Grande Guerre 1914 - 1918" à l'Espace Pluriel (Rue Arthur Silberzahn) de Dorlisheim.




Une quinzaine de collections philatéliques ou cartophiles, représen-tant plus de 600 pages, seront présentées au public sur des sujets très variés tels que :

  • Image de guerre dans les Vosges
  • Guerre aérienne en Alsace
  • La poste militaire de campagne dans le secteur du Donon 1914/18
  • La boulangerie militaire lors de la Grande Guerre
  • La poste militaire Allemande dans l'arrondissement de Molsheim durant la Grande Guerre
  • Les vignettes de la Croix Rouge d'Alsace-Lorraine pendant la guerre de 1914-1918
  • La Poste à Schiltigheim durant la Grande Guerre
  • Les premiers timbres Croix Rouge de France 1914/18 (Type Semeuse)
  • Lettres censurées de 1914-1918
  • Les entiers de franchise pendant la Grande Guerre
  • La transition postale en Alsace-Lorraine - 11 novembre au 31 décembre 1918
  • Strasbourg - ville hôpital 1914/18

Une bourse multi-collections se tiendra le dimanche 13 septembre 2015 de  09h00 à 17h00.




L'assemblée générale ordinaire de la SPAL se tiendra sur place le dimanche 13 septembre 2015 à 11h00.

Des mini-conférences de 5/10 minutes, gratuites et ouvertes à tous, seront proposées le 13 septembre 2015 à partir de 14h30 :
  • Les Alsaciens-Lorrains durant la Première Guerre mondiale, par Patrice SCHAFF
  • Le courrier des internés civils alsaciens en 1914-18, par Gilles FEUTREN
  • Les relations postales Alsace reconquise - Reichsland en 1914-18, par Gilles FEUTREN
  • Le camp d'Oberhoffen jusqu’en 1918, par Philippe BOUTSERIN
  • Les cachets de censure utilisés comme moyen d'oblitéra-tion en Alsace-Lorraine en 1914-18, par Michel FRICK

Le groupe de reconstituants militaires "Darstellungsgruppe Süddeutsches Militär (DSM) e. V. 1870-1918" proposera une animation avec des uniformes d'époque.


Deux "MonSouvenirAMoi" (mini-albums de quatre timbres personna-lisés) seront édités à l'occasion de cette exposition.



Couverture du "MonSouvenirAMoi" avec stèle d'une
tombe de soldat allemand au Petit Donon



Vue intérieure du mini-album



Vue agrandie des 4 timbres personnalisés : képi français,
casquette allemande, monument au sommet du Petit Donon,
monument avec aigle du Fort de Mutzig



Couverture du "MonSouvenirAMoi" avec
képi de fantassin français



Vue intérieure du mini-album



Vue agrandie des 4 timbres personnalisés :
dessins de fantassins français et allemand


Ces deux "MonSouvenirAMoi" sont également en vente par correspondance auprès du secrétaire général de la SPAL : bon de commande à télécharger


Par ailleurs, la SPAL édite également à cette occasion un nouvel ouvrage, signé par Michel FRICK, président de l'association, et consacré au "Courrier militaire allemand dans le secteur du DONON et de l'arrondissement de MOLSHEIM 1914 - 1918".

Au début de la guerre, l'armée française entre dans la vallée de la Bruche, mais est rapidement repoussée sur le versant vosgien du Donon. Le secteur sera tenu par la 84e brigade de Landwehr, qui pouvait également compter sur les divisions voisines en cas de besoin. Dans la zone des étapes, à l'arrière du front (fort de Mutzig, Molsheim, Schirmeck, …), l’armée allemande fortifie ses positions et assure l’intendance.

Les timbres à date des différents bureaux de poste militaires de campagne qui traitent le courrier du secteur (à cheval sur 4 départements : Bas-Rhin, Vosges, Moselle et Meurthe-et-Moselle) sont étudiés, dont la "Feldpoststation Nr 125" située à Schirmeck puis à Raon-sur-Plaine.




Au format A4, avec 154 pages en couleur, cet ouvrage est vendu au prix de :

  • Prix public : 30 €
  • Prix membres SPAL : 25 €.
  • Port France : 6 €
  • Port pour l’étranger : 10 €.

Cette étude est en vente par correspondance auprès du documentaliste de la SPAL : bon de commande à télécharger



dimanche 23 août 2015

Bicentenaire de la bataille de Huningue

Huningue, chef-lieu de canton du département du Haut-Rhin, est une bourgade de 1.800 habitants en 1815. Placée sur la rive gauche du Rhin, à trois kilomètres au Nord de Bâle, elle est presque sur la limite de trois nations.

Le général Barbanègre, qui commandait Huningue, apprit le 25 juin 1815 le désastre de Waterloo. Certain d'une attaque prochaine, il se prépara à la résistance, avec sa garnison de 100 artilleurs, 30 fantassins et 5 gendarmes.

L'archiduc Jean vint attaquer cette poignée d'homme avec 25.000 soldats. Il croyait avoir affaire à des forces imposantes. Le 14 août 1815, 130 canons tonnèrent contre la ville, bombes et boulets s'abattirent sur les habitations. La population seconda vaillamment la troupe, sous le feu de l'ennemi.

Après plusieurs semaines d'une farouche résistance, la place n'était plus que ruines baignée du sang de ses valeureux défenseurs. C'est la mort dans l'âme que le général Barbanègre consentit à capituler le 26 août 1815 non sans avoir sollicité et obtenu de l'archiduc Jean, l'honneur suprême de quitter la place librement avec la centaine d'hommes qui avaient survécu, afin de pouvoir rejoindre le maréchal Davout qui s'était retiré avec l'essentiel de l'armée française derrière la Loire.

C'est sous le regard des soldats autrichiens que la garnison héroïque ou ce qu'il en restait quitta la place de Huningue, avec les honneurs de la guerre et la fierté que l'on devine.



D'après un tableau d'Edouard Detaille
© RMN-Grand Palais (musée d'Orsay)
Christian Jean/Hervé Lewandoski


Ce mini-bloc sera vendu en avant-première à :

▪ HUNINGUE (68), le samedi 29 août de 9h à 17h, le dimanche 30 août de 9h à 16h à l’Eglise de garnison - Place Abbatucci

▪ PARIS (75), le samedi 29 août de 10h à 18h au "Carré d’Encre", 13 bis rue des Mathurins, 75009 Paris.

Vente générale le 31 août 2015
Valeur faciale du mini-bloc : 1,25 €
Timbre carré, dimensions totales 105 x 71,5 mm
Imprimé en héliogravure
Tirage de 525.000 exemplaires




Source : communiqué de presse de Phil@Poste



Pour tous renseignements complémentaires, contacter Egon HABE, président de l'APCNR : egon.habe@free.fr ou 03.89.69.89.37

dimanche 16 août 2015

Du temps où Sarrelouis était moselanne

Avec ce titre « Du temps où », nous initions une nouvelle rubrique dans le bulletin de la SPAL « LE TRAIT D'UNION » qui nous fera découvrir l'histoire postale mosellane ou alsacienne d'une ville qui ne fait plus partie de nos trois départements ; la raison en est souvent la guerre !

La première ville choisie est SARRELOUIS.

La liste de ces villes est assez longue, nous pouvons citer : Briey, Longwy, Longuyon, Landau, Belfort, Bienne, Bourogne, Montbéliard et Porrentruy (liste non exhaustive).

Nos collègues internautes qui pourraient améliorer, corriger ces articles sont amenés à le faire en nous envoyant textes et/ou scans. Nous les en remercions à l'avance.

En 1678, la Lorraine est rattachée à la France. En 1680, Louis XIV ordonne le démantèlement de la petite ville de Vaudrevange du Duché de Lorraine, désarmée par les Suédois, et de construire une forteresse. Vauban, bien sûr en fut chargé. Saarlouis ou Sarrelouis était née. En 1697, avec le traité de Ryswick, une grande partie de la Lorraine regagne son indépendance. Pourtant Louis XIV parvient à conserver la ville qui n’est plus qu’une enclave.

En 1738, par le Traité de Vienne qui met un point final à la Guerre de Succession de Pologne, Stanislas Leczinski abandonne toute prétention sur le Trône de Pologne, tout en conservant le titre de Roi. Il reçoit en dédommagement les deux duchés de Lorraine et de Bar, grâce au soutien de Louis XV qui avait épousé sa fille en 1725. A sa mort, en 1766, ces deux duchés seront réunis au royaume de France.

En 1793, on lui donne le nom révolutionnaire de SARRE LIBRE. En 1814, elle retrouve son nom original. Elle a été attribuée à la Prusse en même temps que Sarrebruck par le deuxième traité de Paris du 28 novembre 1815. Elle a vu naître le maréchal NEY.

En 1936, les Nazis trouvant son nom trop français unifient la ville de Saarlouis avec la commune voisine de Fraulautern sur la rive est de la Sarre et la rebaptisent SAARLAUTERN.

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale en 1945, sous l'occupation française provisoire de la région, la ville a retrouvé son nom allemand de SAARLOUIS, sa devise et ses armoiries, Fraulautern en est devenu un quartier (Stadtteil).







La première marque de Sarrelouis est une marque manuscrite connue dès 1681.



(1) Les marques manuscrites, comme nous pouvons le voir ci-dessus, adoptent au fil du temps des orthographes et des graphies différentes. On rencontre ces marques manuscrites (8 au total) de 1681 à 1745.



(2) Lettre du 12 juin 1715 pour Nancy (nancey en loraine) avec marque rarissime « S.LOUIS » (seul exemplaire recensé). Le port est de 3 sous.



(3) La troisième marque est une marque linéaire « SARRELOVIS » dans laquelle le U est remplacé par un V. Elle est recensée à partir du 6 septembre 1736 jusqu'au 2 mars 1763 (3 ex.).

Le port de cette lettre destinée à Paris est de six sous.




Source : ventes SAARPHILA

Cette présentation n'est que le début de l'article paru dans « Le Trait d'Union » n° 161 de juin 2015. L'article complet comporte 17 documents sur 5 pages ainsi que la suite du relevé de dates (catalogue). En septembre, nous publierons LANDAU (67).

samedi 8 août 2015

Livret collector "Mémoire de Pierres"




Le 22 avril 2015, le secrétariat d’État aux anciens combattants et à la mémoire et La Poste se sont associés, à l'occasion de la cérémonie du souvenir au mémorial de la prison Montluc de Lyon, pour commémorer ensemble les hauts lieux de la mémoire nationale.

À cette occasion, La Poste a lancé "Mémoire de Pierres", un livret collector qui se présente sous la forme d'un livret de 20 pages, comportant neuf timbres collectors qui illustrent chacun un haut lieu de la mémoire nationale.




Chacun de ces hauts lieux commémore des conflits contemporains, sélectionnés par le ministère de la Défense pour leur portée particulièrement symbolique, permettant d’entretenir le lien armée-nation :

  • Le cimetière de Fleury (Meuse)
  • Le cimetière national de Notre-Dame-de-Lorette (Pas-de-Calais)
  • Le mémorial de la prison de Montluc (Rhône)
  • L'ancien camp de concentration de Natzweiler-Struthof (Bas-Rhin)
  • Le mont Valérien (Hauts-de-Seine)
  • Le mémorial des martyrs de la Déportation (Paris)
  • Le mémorial des guerres d'Indochine (Var)
  • Le mémorial du débarquement de Provence (Var)
  • Le mémorial de la guerre d'Algérie et des combats du Maroc et de la Tunisie (Paris)








dimanche 2 août 2015

Le Centre Toutes Armes d’Instruction / Sous-Officier de Réserve (CTAI/SOR) de Thionville (1954/95)

A peine sortie de la Seconde Guerre mondiale, la France doit déjà faire face au défi de la guerre froide et aux opérations de décolonisation dont la guerre d'Indochine et d'Algérie.

Pour pouvoir assurer les missions de Défense Opérationnelle du Territoire (DOT), l'armée française compte sur le contingent et les réservistes.

A la fin de l’année 1953, un certains nombres de réservistes du contingent sont appelés à participer à une réunion dont l'objet est la création d'une « Compagnie de Forteresse de la Moselle », unité d'instruction des Réservistes.

Une autre unité appelée « Compagnie d'Instruction de Réservistes », ayant une fonction similaire, fut créée à la même époque. Ce type de compagnie fut mis en place dans les neuf départements de la 6e Région Militaire.



Le CTAI/SOR de Thionville vers 1956


Le 1er février 1954 voit donc officiellement la création de deux compagnies de réservistes de la Moselle, placées sous le commandement du Lieutenant-colonel (de réserve) FERRY, sous l'autorité du colonel LESSORE DE SAINTE FOY (de la subdivision de Metz) :

- 1 Compagnie de Réservistes de la Moselle
- 1 Compagnie de Forteresse de la Moselle

La Compagnie de Forteresse de la Moselle était articulée en différents pelotons (ou sections) mixtes (infanterie/artillerie) correspondant à l'implantation géographique de la Ligne Maginot.

La section de Thionville était affectée à la défense de l'ouvrage de Soetrich. Mais par suite d'une décision du commandement militaire, le 25 février 1952 voit la dissolution des deux compagnies de réservistes.

Le 4 mars 1952 voit la création d'un centre d’instruction des réserves appelés CTAI/SOR de la Moselle, sous la responsabilité au niveau départemental, du chef de Bataillon MERCKLING.

La section de Thionville est placée sous les ordres du Capitaine (de réserve) SOMMEN et le corps d’armée support est le 25ème Régiment d’Artillerie, stationné au quartier Jeanne d’Arc.

Les CTAI/SOR avaient pour mission de préparer les Certificats Inter-Armes (CIA) BAS 1 et BAS 2 pour promouvoir les officiers.



Le CTAI/SOR de Thionville dans les années 1990


Au courant des années 80, le CTAI/SOR de Thionville deviendra le CMC de Thionville (Cellule de Maintien en Condition). Après la dissolution du 25e RA, le corps support sera le 1er RMCA, puis le 40e RT toujours basé au quartier Jeanne d’Arc.

Après avoir perdu les missions en matière d'instruction militaire, les CMC disparaîtront en 1995, conformément aux nouvelles directives relatives à l'instruction des réserves.



Lettre en franchise postale envoyée par le Chef de Détachement de Réserve de Thionville dont le corps support est le 40e Régiment de Transmission (04 décembre 1985)



Lettre expédiée en franchise postale avec cachet de l’Amicale des Sous-Officiers de Réserve de Thionville pour justifier la franchise (06 décembre 1991)


Source : « LE CTAI/SOR DE THIONVILLE 1954 - 1995 » par le Chef de Bataillon Lucien HOFFMAN - Edition Repro2000