samedi 29 décembre 2012

L'hôpital militaire de l’Altenberg (1945)

La célèbre maison de cure de l’Altenberg (vallée de Munster, à proximité du col de la Schlucht) est connue par les philatélistes car une agence postale y a fonctionné de 1897 à 1914.




Un épisode beaucoup moins connu de ce site : un hôpital militaire y a été installé après la Seconde Guerre mondiale, comme en témoigne la carte postale ci-dessous.




Carte postale du 27 août 1945 avec mention manuscrite de l’expéditeur "Sous-Lieutenant Chalin Roger / Hôpital Altenberg - Stosswihr (Haut-Rhin)"

Cachet de franchise "10° Région militaire * Altenberg *" et timbre à date hexagonal de l’agence postale la plus proche (Stosswihr)



Le même cachet de franchise sur une carte postale vierge.


samedi 22 décembre 2012

Noël dans les camps de prisonniers de l'Axe en 1946

Les soldats allemands détenus dans les camps de prisonniers de guerre de l'Axe en Alsace-Moselle (Colmar, Mulhouse, Mutzig, Haguenau, Strasbourg, Metz, Sarralbe, Saint Avold et Sarrebourg) de 1945 à 1948 avaient des droits à la correspondance encadrés et limités :

  • deux lettres de 24 lignes par mois,
  • quatre cartes postale de 7 lignes par mois.


A l'occasion de Noël 1946, le Comité International de la Croix-Rouge a édité une carte de correspondance spéciale illustrée avec un sapin de Noël.

Chaque prisonnier de guerre a reçu une telle carte pour écrire à ses proches. 




Carte datée du 25 décembre 1946 expédiée à son épouse par une prisonnier de guerre allemand détenu dans le camp 104 de Mulhouse.




samedi 8 décembre 2012

Marcophilie et dates mémorables




Une fois par siècle et pour la 2ème fois depuis la mise en service des timbres à date postaux, il sera possible dans quelques jours d'obtenir des oblitération du 12.12.12.



Imprimé avec timbre à date de COLMAR du 11.11.11



Carte postale avec timbre à date de COLMAR du 12.12.12


samedi 1 décembre 2012

Attention aux homonymes !

On trouve parfois sur le marché philatélique, dans les ventes sur offres notamment, des erreurs d'identification et de localisation de certains courriers.

La plus courante est la confusion concernant la ville de MUNSTER (une ville du même nom existe en Allemagne et en Suisse).

Ainsi par exemple, le timbre à date en forme de fer à cheval de Munster concerne MUNSTER en Westphalie et en aucun cas MUNSTER en Alsace.

Voici deux autres cas relevés récemment dans des ventes :

- un pli de 1774 avec marque manuscrite attribuée à tort au bureau de poste de COLMAR. Il s'agit en fait d'une marque d'origine du bureau de COLMARS (dans les Hautes-Alpes)




- un pli avec marque postale "TÜRKHEIM" attribuée à tort au bureau de poste de TURCKHEIM, qui n'ouvrira qu'en février 1870 et dont les seules marques postales avant l'occupation allemande sont un timbre perlé un un timbre "gros chiffres" 3926. TÜRKHEIM est une ville de Bavière.




samedi 24 novembre 2012

Un bureau de poste éphémère à Saint Louis en 1815/16

Un bureau de recette est ouvert à Saint Louis en mai 1815. Celui-ci a utilisé trois marques postales, toutes assez rares :

- une pour le courrier en port dû ("66 / ST LOUIS")




- une pour le courrier en port payé ("P66P / ST LOUIS")

- une marque de détaxation pour le courrier non distribuable ("Déb. 66 / ST LOUIS")


En 1816, ce bureau de poste cesse son activité. Le courrier de la ville de Saint Louis sera pris en charge, comme avant l'ouverture de ce bureau, par celui de Huningue.

Le bureau de recette de Saint Louis ne sera rétabli qu'une vingtaine d'années plus tard (1838).


samedi 17 novembre 2012

Les timbres oblitérants dits "Petits Chiffres" du Haut-Rhin

A partir du 1er janvier 1852, tous les bureaux de poste de France sont dotés d'un timbre oblitérant dont l'empreinte est constituée de points formant un losange, au centre duquel se trouve le numéro attribué à la ville.

Ces timbres seront en principe en service jusqu'au 1er janvier 1863, date de la mise en place d'une nouvelle numérotation des bureaux de poste.

La numérotation des bureaux est nationale, elle suit l'ordre alphabétique du nom des communes.

Pour les bureaux de poste ouverts après le 1er janvier 1852 (par exemple Bollwiller ou Lutterbach), le numéro a été attribué selon la date de création de l'établissement postal.

Les numéros des bureaux de poste haut-rhinois (hormis territoire de Belfort) sont les suivants :

Altkirch = 52

Bollwiller = 3978

Cernay = 684



Colmar = 908


Dannemarie = 1076

Dornach = 1124



Ensisheim = 1178


Ferrette = 1256



Guebwiller = 1460


Habsheim = 1482

Huningue = 1603

Lapoutroie = 2563

Lutterbach = 4423

Masevaux = 1917



Mulhouse = 2199


Munster = 2200

Neuf-Brisach = 2141

Ribeauvillé = 2663

Rixheim = 2689

Rouffach = 2739

Seppois le Bas = 4352

Sierentz = 2896

Soultz = 2936

Saint Amarin = 2976

Saint Louis = 3168

Sainte Marie aux Mines = 3186



Thann = 3337


Wesserling = 3691

Wintzenheim = 3692


samedi 3 novembre 2012

Carte postale recommandée pour l’Allemagne (1919)

A partir du 15 décembre 1918, le tarif postal français du 1er mai 1910 s'applique en Alsace et en Moselle pour les relations postales avec l'étranger.

Avec l'Allemagne, des relations postales limitées ne seront reprises qu'en février 1919.

Jusqu'au 15 juillet 1919, le tarif intérieur d'Alsace-Lorraine continue d'être appliqué. Les envois sont limités aux lettres et cartes simples, recommandées ou par exprès et aux imprimés.

Le contrôle postal français est systématique.

A partir du 16 juillet 1919 : application du tarif français pour l’étranger.



Carte postale recommandée de Strasbourg pour l’Allemagne affranchie à 30 centimes avec des timbres-poste type Semeuse + 10 pf Germania (entier postal).

Port de la carte postale pour l’Allemagne : 10 centimes
Recommandation : 20 centimes
Total : 30 centimes

L’ensemble des timbres-poste a été oblitéré par le bureau de poste de Strasbourg y compris le timbre à 10 pf. Le timbre-poste allemand n’avait plus de valeur d’affranchissement depuis le 15 décembre 1918 et n’a donc pas été pris en compte dans le calcul de l’affranchissement.


(Source : "ALSACE-LORRAINE 1918-1920, Tarifs et règlements postaux" de Robert Abensur, 1995, édité par la SPAL) 


samedi 27 octobre 2012

Les usages tardifs des timbres à date types 12, 13 et 14 dans le Haut-Rhin

En principe, lors de l'émission du premier timbre-poste français, tous les bureaux de poste auraient dû être approvisionnés en timbres à date dits type 15 (diamètre 22 mm).

Six bureaux de recettes ont toutefois continué à utiliser après 1849 d'anciens modèles de timbres pour dater le courrier. 

  • Type 12 : 30 mm (avec fleuron) : deux bureaux connus = Huningue et Neuf-Brisach



 "NEUF-BRISACH / (66)" du 14 novembre 1850



"HUNINGUE / (66)" du 25 juin 1851


  • Type 13 : 30 mm (sans fleuron) : deux bureaux connus = Wesserling et Delle   



"WESSERLING / (66)" du 02 février 1850



"DELLE (66)" du 02 septembre 1851


  • Type 14 : 25 mm : connu à Munster et à Thann



"THANN / (66)" du 24 novembre 1849 sur timbre 20 cts noir avec superbe bord de feuille



"MUNSTER / (66)" du 11 avril 1849


samedi 20 octobre 2012

Les débuts de l’agence postale touristique des Trois-Epis

Les Trois-Épis est une station touristique partagée entre les communes d'Ammerschwihr, Turckheim et Niedermorschwihr.

Le lieudit tire son nom d'une apparition de la Vierge à un forgeron d'Orbey. Elle aurait tenu trois épis de blé d'une main et un grêlon de l'autre, suggérant que la piété serait source de bonnes récoltes.

À l'endroit de l'apparition, les habitants édifièrent une chapelle. Les Trois-Epis devinrent un lieu de pèlerinage très fréquenté.




Le 1er juin 1873, l'administration postale allemande décida d'ouvrir une agence postale touristique dans la station.

Jusqu'en 1877, l’agence ne fut ouverte que durant la haute saison, de juin à septembre.

Puis, avec le développement touristique, le bureau de poste restera ouvert toute l’année.



Durant l’annexion allemande, trois timbres à date ont été utilisés : 

  • Le premier lors de l'ouverture de l'agence, et pendant la vingtaine d'année qui suivra 
  • Le second (avec étoiles), à partir de 1894 
  • Le troisième, à partir de 1905 et jusqu'à la mise en service du timbres à date français en 1919. 



Carte postale des Trois-Epis du 21 août 1911 pour Paris affranchie (côté vue) au tarif des imprimés pour l’étranger (5 pf). Au tarif de la carte postale, le port aurait été de 10 pf.



A partir de juillet 1919, le timbre à date allemand est remplacé par un timbre à date hexagonal français.



Carte postale des Trois-Epis du 17 février 1920 avec timbre à date hexagonal


samedi 13 octobre 2012

La place forte de Neuf-Brisach (1914-1918)

La place forte de Neuf-Brisach (Festung Neubreisach) est un élément fondamental dans la défense des frontières allemandes en cas de perte de l’Alsace par l’Allemagne.

La ville protège notamment le pont situé sur l’axe Colmar - Freiburg.

Pendant la guerre 1914-18, de nombreuses troupes sont rassemblées dans la forteresse de Neuf-Brisach, notamment les bataillons de réserve du 110e régiment d’infanterie et du 20e régiment d’artillerie à pied.

La ville est bien organisée et dispose de tous les services nécessaires.

Chacune des unités dispose de son propre cachet de franchise. Le courrier est pris en charge par le bureau de poste civil de la ville de garnison. 



Cachet postale du 05 juillet 1916 avec cachet de franchise "FESTUNGS-PROVIANTAMT * NEUBREISACH *" du service des subsistances militaires



Carte postale du 25 juillet 1916 avec cachet de franchise "Kaiserliches Artilleriedepot * Neubreisach *" du dépôt d’artillerie de la place forte de Neuf-Brisach



Carte postale avec cachet de franchise "Festungs-Veteninär Neubreisach und der Oberrhein-festigungen" (Vétérinaire de la place forte de Neuf-Brisach et des fortifications du Haut-Rhin)



Carte postale du 12 novembre 1915 avec cachet de franchise "ARMEE-FLUGPLATZ GAEDE" ("Gaede" est le nom du général commandant les troupes allemandes dans le Haut-Rhin).

C'est depuis la place centrale de la place-forte que décollaient des ballons utilisés pour l'observation aérienne.



samedi 6 octobre 2012

Les Lazarett à Mulhouse (1914-1918)

Dès le début de la guerre, en août 1914, de nombreux blessés sont transportés à l'hôpital militaire de la garnison de Mulhouse (Garnison-Lazarett).

Cet hôpital sera renommé "Reservelazarett" à la fin de l’année 1915 puis "Etappen-Lazarett" au courant de l'année 1916.

Les correspondances des blessés et malades bénéficient de la franchise postale militaire et portent un cachet de l'hôpital.



Carte postale du 13 février 1915 avec cachet de franchise "KAISERL. GARNISON-LAZARETT * MÜLHAUSEN i. E. / BRIEF-STEMPEL". 


 L'hôpital militaire sera rapidement débordé en raison de la proximité du front et de la violence des combats dans les tranchées toutes proches.

Pour faire face à l’afflux important de blessés, de multiples petits hôpitaux sont ouverts par la Croix-Rouge (Vereinslazarett) :
  • Dans l'hôpital civil du Hasenrain
  • Dans la clinique du Diaconat
  • Dans le château de l’Ermitage
  • Dans les bâtiments de la Bourse
  • Dans le patronage, rue Thénard
  • Dans l'hôpital des sœurs de Niederbronn, rue du Bourg.

Chacun de ces hôpitaux auxiliaires disposaient de son propre cachet de franchise.



Carte postale du 02 décembre 1915 avec cachet "Vereinslazarett Diakonissenhaus * Mülhausen i. E.*" (clinique du Diaconat) et marque de censure rectangulaire de l’hôpital militaire (Reservelazarett).



Cachet de franchise du "Vereinslazarett Börse" de Mulhouse sur carte postale du 29 août 1915



Cachet de franchise "Vereins-Lazarett Burggasse" de l’hôpital des soeurs de Niederbronn, sur carte postale du 4 juillet 1915.


L’ensemble des cachets de Lazarett allemands en service en Alsace et en Lorraine durant la Première Guerre mondiale fait actuellement l'objet de recherches au sein de la SPAL.

Un catalogue est en préparation et sera publié d'ici quelques mois.


samedi 29 septembre 2012

Poste ferroviaire sur la ligne MULHOUSE - SELESTAT après 1945

Après la guerre 1939-45, la poste ferroviaire française met des mois à se réorganiser en Alsace.

Les premières oblitérations de convoyeurs connues datent de l’été 1947. Au début des années 50 est mis en service en service postal (convoyeur) sur la ligne MULHOUSE - SELESTAT.

Quatre oblitérations sont connues :




La plus ancienne (connue uniquement durant les années 50) est l’empreinte d’un timbre métallique avec libellé "SELESTAT A MULHOUSE"

Comme dans le reste de la France, les cachets métalliques sont remplacés par des cachets en plastique à partir de 1961 :






Les cachets en plastique se distinguent de celui en métal par l’espace entre le "T" de SELESTAT et le "M" de MULHOUSE, beaucoup plus important.

Durant les années 60, il existe un cachet "MULHOUSE A SELESTAT" et un second pour le trajet inverse "SELESTAT A MULHOUSE".

A partir de 1966, les cachets ondulés sont en principe remplacés par des timbres à date circulaires.

Cette mesure ne sera mise en œuvre que très progressivement ; en effet, les cachets de convoyeurs ondulés ont encore été utilisés sur la ligne MULHOUSE - SELESTAT durant l’été 1968.



Timbre à date circulaire "SELESTAT A MULHOUSE" du 17 mars 1972


samedi 15 septembre 2012

Le certificat de remise

Le certificat de remise est une attestation de remise d'une lettre à son destinataire. Appelé également acte de signification, il est signé par le facteur qui certifie avoir remis l'objet de correspondance à son destinataire. 

Contrairement à l'envoi en recommandé avec accusé de réception, ce système permet de forcer le destinataire à accepter l'envoi.

Le certificat de remise est une spécificité de l'Alsace-Lorraine, un service mis en place par l'administration postale allemande durant l’annexion de 1870-1918, sous le nom de "Postzustellungsurkunde".

Le système sera maintenu en 1919 dans les trois départements libérés et cette particularité subsistera jusqu'en 1979.

Le système est utilisé par les tribunaux, les notaires et les huissiers de justice.

Lorsqu'il s'agit d’un tribunal, le certificat de remise est retourné à l'expéditeur en franchise postale par abonnement. Dans les autres cas, l'affranchissement est à la charge de l'expéditeur.



Certificat de remise avec timbre à date de Colmar du 07 août 1911 retourné à un notaire à Rouffach.



Lettre avec certificat de remise (mention imprimée "Hierbei ein Formular zur Zustellungsurkunde", soit "Ci-joint un formulaire de certificat de remise") expédiée par un notaire colmarien le 30 mai 1912, affranchie à 40 pfennig.

Le calcul du port est le suivant :

- Port aller de l’enveloppe (Colmar - Neuf-Brisach) : 10 pf
- Port retour du certificat de remise (Neuf-Brisach - Colmar) : 10 pf
- Frais de remise : 20 pf


samedi 8 septembre 2012

Le grainetier "FABRE" sème à tout vent au fil du temps

Créée en 1860, l'entreprise FABRE de Metz est spécialisée dans le négoce de graines. Ce marchand et ses successeurs ont utilisé la Poste pour expédier leurs commandes.

Voici trois bulletins d'expédition de colis envoyés sous trois régimes politiques différents.



Bulletin d'un colis daté du 28 mai 1912, à destination d’Arlon (Belgique). Affranchissement seul sur colis à 80 pf.

L'étiquette d’expédition du colis ne comporte aucune mention concernant le grainetier mais mentionne le n° 5612, précisant la case d'appartenance des bureaux de Metz sur la grille de taxation des colis.

Cachet « METZ / * 3 (BHF) g » de type 148.




Bulletin d'expédition d’un colis de 8 kg, du 26 janvier 1932 à destination de Volloré (Puy de Dôme). La Semeuse (emblème français et image correspondant parfaitement à la raison sociale de l'entreprise) a fait son apparition sur le bulletin.

L'étiquette d’origine mentionne « Fabre graines » et comporte le numéro « 11 » correspondant à la grille de taxation française.

Cachet « METZ - 3 / MOSELLE / M ».




Bulletin d’expédition d’un colis en contre-remboursement du 10 mai 1943 à destination de Merlebach.

L'étiquette d'origine mentionne « Fabre-Samen-Metz » et retrouve le n° 5612.

Cachet « METZ 3 / GEBÜHR BEZAHLT / a » (port payé) laissant supposer le dépôt de nombreux colis par le grainetier.



samedi 1 septembre 2012

Un épisode de la guerre de 1939-1945 à Mulhouse

A la fin de l’année 1944, alors que Mulhouse était toujours exposée au tir de l'artillerie allemande positionnée au nord et à l'est de la ville et que la vie devenait de plus en plus difficile pour les civils privés d'eau, de gaz, d'électricité, manquant de charbon et mal approvisionnés, la Croix-Rouge française et la Ville négocièrent, avec la Croix-Rouge suisse et sa section de secours aux enfants, un accord d'après lequel les enfants mulhousiens âgés de 4 à 14 ans seront provisoirement hébergés en Suisse par des familles helvétiques.

Comme les lignes ferroviaires étaient encore impraticables, le transport s'effectua à l’aide des camions de la Croix-Rouge et de l'Entraide Française jusqu'à la frontière. Les enfants des quartiers Drouot et Wolf, les plus menacés, partirent les premiers le 04 janvier 1945 par un temps froid sur des routes enneigés et verglacées.

Ce n’est que le 12 avril 1945, alors que tout danger était écarté, que les jeunes Mulhousiens rentrèrent chez eux, à raison de 300 par jour, chargés de cadeaux dus à la générosité de leurs hôtes. Des camions militaires les cherchèrent à Bâle et les jeunes furent rendus à leurs familles à l'École Centrale, devant l'église Sainte-Marie.




Carte imprimée au nom de la "Schweiz. Rotes Kreuz Kinderhilfe" (Croix-Rouge suisse / Secours aux enfants) écrite par un enfant le 24 mars 1945 réfugié en Suisse à sa famille à Mulhouse.

La carte n'ayant pas été affranchie, elle a été taxée à l'arrivée à 1,50 Fr au bureau de Mulhouse-Dornach (marque linéaire sur 2 lignes).

Cachet circulaire de la Croix-Rouge Française de Mulhouse + petit cachet rond en bleu "S.T.D 10"


samedi 25 août 2012

23 novembre 1944

En fouillant dans les boites à l’occasion de bourses philatéliques, il nous arrive parfois de tomber sur une lettre d’Alsace (généralement sans adresse) avec oblitération du 23 novembre 1944.

Pourquoi cette date ?




Le 23 novembre 1944, est le jour de la Libération de Strasbourg, et par la même occasion, le dernier jour de la poste civile allemande en Alsace (hormis quelques bureaux de poste compris dans la Poche de Colmar, qui fonctionneront à nouveau, mais de façon très réduite, en janvier 1945).

Il est fort probable que la plupart de ces oblitérations ont été réalisées dans les jours suivants la libération, à la demande des philatélistes.



Colmar



Sainte Croix en Plaine




Strasbourg



Strasbourg-Schiltigheim

(Voir un article plus complet sur la Libération de Schiltigheim sur le blog SCHILTIGHEIM)